• A propos du 27 septembre 2011...

     Au printemps dernier, au vu de la mobilisation contre les suppressions de postes, la FNEC FP FO avait proposé de préparer, dès le premier jour, la riposte à cette « rentrée impossible. »

    Proposition restée lettre morte auprès des autres organisations syndicales. 

    L’intersyndicale, emmenée par le SNES-FSU, propose à nouveau une promenade mensuelle le 27/09. Combien de collègues ont-ils déjà comptabilisé le nombre de jours de grève ainsi proposés tout au long de l’année dernière ? Et les années précédentes? Et pour quel résultat ? 

    FO maintient l’analyse critique de cette stratégie de l’émiettement de la mobilisation. Plus les années passent, et plus se font sentir ses effets contre-productifs. Beaucoup de collègues n’y croient plus, et ne les font plus, saisis d’un  sentiment d’inutilité. Les analystes autorisés attendent « les résultats de la mobilisation » pour en conclure que les syndicats « peinent à mobiliser » et que les réformes ne sont pas « massivement rejetées. »  Et même s’ils jugent la participation importante, quelle revendication aura abouti? 

    Qu’on ne s’y trompe pas, le SNFOLC soutient toutes les initiatives locales, le syndicat national a déposé des préavis pour couvrir les collègues qui décident d’agir solidairement par la grève que ce soit le 27 / 09 ou d’autres jours.

    Mais la question sur le rituel de la journée d’actions intersyndicale demeure : s’agit-il pour les syndicats soi-disant unis dans l’intersyndicale de trouver le moyen d’obtenir satisfaction sur des revendications précises ou de montrer qu’on propose d’agir, - d’autant plus en période d’élection ?   

    Tous les collègues lillois qui défileront sous la banderole unitaire « Combattons la spéculation/Investissons dans le Service Public d’ Education » mettent-ils réellement les mêmes revendications derrière ce slogan ? Les syndicats qui la déploieront ne sont eux-mêmes pas d’accord !

    Par exemple sur la réforme des lycées que le SNES et SUD condamnent (comme FO) pendant que le SGEN et l’UNSA la soutiennent. Alors comment peuvent-ils prétendre avoir des revendications communes sur les suppressions de postes, quand on sait que ce sont ces réformes qui les permettent ! En admettant que cette journée de grève pousse le gouvernement à la table des négociations (et on sait qu’il en faudrait bien plus) qu’est-ce que ces syndicats « unis » négocieraient : l’abandon des réformes du lycée ? On l’a dit, ils ne sont pas d’accord entre eux. L’abandon du livret de compétences et du socle commun? Ils ne sont pas d’accord. L’abandon de l’autonomie des établissements, et de l’expérimentation ECLAIR qui y conduit? Ils ne sont pas d’accord.

    Comme pour le combat contre les retraites de 2003, la belle unité affichée laisserait place à la division, et à la désillusion des collègues devant l’échec de leur mobilisation.  

    Le SNFOLC s’associera à toute plateforme syndicale sur la base des revendications suivantes :

     _ l’annulation des 16000 suppressions de postes de cette rentrée, et des réformes des lycées générales et technologiques qui les ont largement rendues possibles.

    _ le maintien de toutes les garanties statutaires et nationales (obligation de service, liberté pédagogique…) contre l’autonomie des établissements et les nouvelles tâches expérimentales en tout genre (livrets de compétence, etc.)

    _ ne suivre aucune des conclusions du rapport relatif au rythme scolaire.

    _ clamer haut et fort que ce n'est pas aux salariés à payer la dette due à la faillite du système financier international.