• Le 28 Avril et les revendications urgentes

     

    Depuis des semaines, par centaines et centaines de milliers, les salariés, les jeunes sont mobilisés pour le retrait du projet de loi El Khomri. Le 31 mars, 1 200 000 ont manifesté. Bien plus ont fait grève.

     

    C’est un mouvement de fond : les salariés, les jeunes, veulent le retrait.
    Ils ne veulent pas lâcher. Ils veulent faire reculer le gouvernement et rien n’entame leur détermination, ni les manœuvres du gouvernement, ni ses tentatives d’enfumage, ni les provocations contre les jeunes...

     

    Ils s’appuient sur l’action commune des organisations FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FIDL, UNL qui appellent à amplifier le rapport de force pour le retrait du projet de loi El Khomri et ont décidé la grève interprofessionnelle le 28 avril.

     

    Le Comité confédéral national de FO, réuni les 13 et 14 avril, appelle à
    « réussir la journée de grève interprofessionnelle et de manifestations le 28 avril. Dès à présent, il appelle à l’organisation d’AG dans les entreprises et administrations pour assurer le succès de cette journée et discuter de la poursuite de l’action en particulier par la grève sur le seul mot d’ordre de retrait du projet de loi ».

     

    Voir les dangers de la réforme :

     

    https://www.youtube.com/watch?v=ba7TCPXdCLQ&feature=youtu.be

     

    Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) réunies le 14 avril appellent à organiser des AG pour assurer le succès du 28 avril et décider de la poursuite de l’action.

     

    Avec la confédération FO, la FNEC FP‐FO appelle les personnels de l’éducation nationale, de la culture, de la formation professionnelle à participer massivement à la grève et aux manifestations le 28 avril aux côtés des salariés du public et du privé, aux côtés des jeunes.

     

    Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, dans les écoles, dans les établissements, dans les services administratifs, à la Culture, à l’AFPA.

     

    Il s’agit de décider, de préparer la grève, de rassembler la masse des personnels sur le retrait de la loi El Khomri. Obtenir ce retrait, contraindre le gouvernement à un recul, ouvrirait la voie à toutes les revendications urgentes.

     

    Et celles-ci sont nombreuses

     

    Abrogation de la réforme du collège :

     

    http://fo-snfolc.fr/Reforme-du-college-malgre-les-pressions-de-toutes-sortes-c-est-le-refus-qui-l

     

    Véritable revalorisation des salaires alors que l'accord PPCR va conduire à faire dépendre la progression de carrière des professeurs de l'évaluation du « vrai patron des EPLE », le chef d'établissement :

     

    http://www.fo-snfolc.fr/La-ministre-serait-bien-inspiree-de-ne-pas-ouvrir-a-nouveau-le-dossier-de-l

     

    Pour le salaire, la revendication de FO c'est toujours un rattrapage, qui exige une augmentation de 8 % de la valeur du point et l’attribution immédiate de 50 points d’indice supplémentaires. On est loin du compte !

     

    http://www.fo-fonctionnaires.fr/idea/details.aspx?i=3526

     

     

    Défense des diplômes nationaux et des garanties collectives :

     

    « Le ministère s’interroge sur la nature du baccalauréat et envisage une évaluation sur la base d’un référentiel de compétences, dans le cadre de la formation tout au long de la vie. Le LSUN, le livret scolaire unique numérique (LSUN) deviendrait l’équivalent du socle de compétences du collège. À l’université, il s’agirait de « personnaliser » et multiplier les « parcours » de l’étudiant tout en définissant un « socle commun » au nom du droit à la réorientation. Tout cela aux dépens des licences et des diplômes nationaux !
    Plus de diplômes, plus de garanties collectives. En lieu et place, un livret de compétences, attaché à l’individu dans le cadre de la formation tout au long de la vie ! Tout cela est pleinement cohérent avec le projet de Loi El Khomri et ses objectifs : remettre en cause les droits collectifs et baisser "le coût du travail" ! »

     

    http://www.fo-snfolc.fr/Mise-en-oeuvre-du-continuum-bac-3-3-et-remise-en-cause-des-diplomes-nationaux

     

    Quant au brevet des collèges, le nouveau DNB confirme les axes fondamentaux de la réforme.

    La validation du socle avant tout!

    "Méthodes et outils pour apprendre, formation du citoyen, systèmes naturels et systèmes techniques et représentations du monde et de l'activité humaine";

    AVEC obligation d’harmonisation des processus d'évaluation sous le contrôle des professeurs principaux ;

    ET écrasement des barèmes : 10 points pour «maîtrise insuffisante»; 25 points pour «maîtrise fragile»; 40 points pour «maîtrise satisfaisante»; 50 points pour «très bonne maîtrise»; majoration de 10 ou 20 points pour les enseignements de complément note orale des EPI.

    Les épreuves écrites ne représentent au total que 200 points!

    Résultat : territorialisation du DNB: 4000 collèges, 4000 DNB différents.

     

    http://www.fo-snfolc.fr/COLLEGE-La-ministre-reste-sourde-aux-revendications

     

    Défense des collègues stagiaires :

     

    http://fo-snfolc.fr/Stagiaires-la-situation-devient-intenable

     

     

    et des collègues contractuels :

     

    http://snfolclille.eklablog.com/contractuels-une-solution-de-remplacement-a-moindre-cout-a125758370

     

     Vérification des casiers judiciaires de tous les personnels de l'éducation nationale : présomption de culpabilité des professeurs ?

     

    http://wwww.fo-fnecfp.fr/spip.php?article269

     

     

     

    La FNEC FP‐FO appelle à la convocation d’assemblées générales pour poser la question de la poursuite de la grève, si le gouvernement ne cède pas.