• Réforme des retraites : échec de la mobilisation du 10 septembre?

     

     

    Le refus de ce nouvel allongement de la durée de cotisation a été le dénominateur commun de l’appel signé par la confédération FO avec la CGT, Solidaires et la FSU.  La clarté de cette revendication a de fait écarté d’autres fédérations syndicales. Les salariés jugeront d’eux-mêmes !

     

     

    La manifestation contre la réforme des retraites "n'a pas mobilisé."

    C'est en tout cas ce qu'entonnent la plupart des médias. Pourtant, plus de 150 000 personnes ont défilé mardi 10 septembre, un peu partout en France, selon le ministère de l'intérieur lui-même.

    Vu le silence médiatique qui a précédé cette journée d’action dont on n’a parlé que pour en annoncer l’échec, vu la satisfaction affichée par une bonne part de la classe politique, du patronat et des commentateurs en tous genres, anticipant sur ce bide programmé de la rentrée sociale, le courage et la détermination des manifestants sont en soi une réussite. Nous étions plus de 4000 à Lille, d'autres cortèges dans la région ont souvent réuni près de 1000 manifestants :  nous étions dans la rue, on nous a vus, on nous a entendus.

    Mieux, nous étions soutenus.

    D'après les journaux, une large majorité de Français sont mécontents de la réforme menée par le gouvernement, et une toute aussi large majorité jugeait cette mobilisation justifiée.

    "L’opinion publique" aurait-elle manifesté par procuration ce mardi 10 septembre 2013 ?

    Certes, nous aurions aimé que tous les Français qui ont répondu en ce sens aux divers sondages des journaux fassent le pas de descendre dans la rue, mais nous avons gagné une victoire idéologique sur le discours fataliste qui domine,  au moins depuis 2003, et qui voudrait que l’augmentation de la durée de cotisation soit inéluctable.   A quoi bon ne pas toucher à l’âge légal du départ à la retraite, si à 60 ans, le montant de la pension n’assure pas de pouvoir vivre dignement de son salaire différé ? Le gouvernement Ayrault n’a pas eu le courage de rompre avec cette logique de marché qui, loin de sauver l’acquis social fondamental que représente notre système de retraite, le fragilise chaque fois un peu plus, pour pousser toujours davantage les salariés dans les bras d’un secteur privé peu soucieux de solidarité,  voire dans la misère la plus brutale (voyez donc le sort que l’on fait à nos concitoyens européens Grecs, mais aussi Irlandais, Portugais, Espagnols… - peut-on compter sur le gouvernement actuel pour nous en préserver ? )

    Le courage politique eût été de défendre l’intérêt de tous ceux qui vivent de leur salaire en revenant sur les réformes de 2010 et de 2003, en augmentant les salaires, en annulant les exonérations patronales, etc. Force est de constater que ce courage fait défaut à l’actuelle majorité, c’est pourquoi nous ne ferons pas l’économie de nouvelles mobilisations, c’est pourquoi il nous faut nous réunir et lutter ensemble au sein d’un syndicat libre et indépendant des partis politiques, car ce que nos dirigeants n’ont pas le courage de faire, il nous faut avoir le courage de le défendre et de le gagner !

    Alors n'attendez plus pour nous rejoindre!

     

    Assemblée générale du snfolc le jeudi 3 octobre 2013, à la bourse du travail de Lille (Boulevard de l'usine, 3ème étage.)